Jeudi 14 octobre 2010
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Depuis un an environ, je m'adonne une fois par semaine, au pas si facile que ça "art de la poterie".
Je dois reconnaître que jusqu'à présent, mes réalisations sont LOIN de me satisfaire. Vous avez pu en juger là.
Pièces ayant résisté au séchage et attendant leur glaçure
Si la "confection" d'un objet ne représente pas une tâche immmense (d'accord, tout dépend de l'objet), des tas d'impondérables et de difficultés faramineuses, se
dressent entre la chose crue (?!) et la même cuite.
Itou
Tout d'abord, le séchage. Il est tout à fait possible qu'un pièce sur laquelle on a travaillé pendant des heures et qu'on comptait vendre pour 1 million de $, se
fende en séchant. Ce léger inconvénient peut arriver à n'importe qui, même à l'artiste le plus aguerri. Personnellement, je n'ai jamais eu ce problème, ce qui prouve bien que ce que je fabrique
ne mérite même pas d'être détruit pas le hasard ! "Mon maître" me fait toujours faire plusieurs versions du même objet, au cas où. Mais comme jusqu'à maintenant, rien n'a buggué, je me retrouve à
la tête d'une assez grande quantité de cochonneries dont la destruction avant cuisson ne m'eût point posé problème...
Re-itou
Admettons qu'une oeuvre ait passé l'épreuve du séchage avec succès (quelques semaines suivant le temps), il faut alors lui appliquer la glaçure qui fera d'elle la
1ère merveille du monde. Et c'est là, mes chéris, qu'on commence vraiment à parler difficulté. J'imagine que chaque potier pro a sa technique propre. Celle de "mon maître" n'est certainement pas
la plus simple qui soit... Pour tout dire, c'est l'HORREUR et les résultats sont presque absolument imprévisibles (pour moi, du moins).
Jugez par vous même : pour obtenir une glaçure blanche comme celle de ce bol (non, ce n'est pas mon oeuvre !)
il faut plonger l'objet là-dedans (pas n'importe comment !!!)
Et oui, cette boue blanchâtre, composée de tas de trucs naturels dont j'ai oublié la majorité, donne, après un bon touillage manuel, la glaçure blanche. On plonge
(AVEC DELICATESSE !) les pièces dans ce magma ou on en remplit l'intérieur seulement si on veut appliquer une autre couleur après.
Les dessins vont apparaître sous la glaçure blanche
Une partie de mes oeuvres glacées blanc. Ne pas se formaliser des imperfections, c'est ça qui donne le naturel...
On peut se contenter de la glaçure blanche ou vouloir pousser le bouchon un peu plus loin en ajoutant, cerise sur le gâteau, de la couleur verte (oribe), toujours
aussi boueuse et encore plus problématique à utiliser.
Je vous passe cette fois la partie touillage !
Résultat positif pour ce vase, vert en haut et blanc en bas
Mais GROSSE déception pour cette pièce qui n'a pas supporté le poids de la glaçure verte et s'est fendue en plusieurs endroits. Verdict, à la casse !
Vous voudriez bien voir le résultat après cuisson ? Moi aussi, car rien n'est encore joué et les pièces peuvent fort bien se fendre en cuisant. Là encore, hasard
complet.
Pour info, exemple réussi (si on veut...) de glaçure blanche sous laquelle apparaît le motif et de glaçure verte (très mal appliquée, je le
reconnais).
PS. C'est moi, et non "mon maître", qui suis responsable de la glaçure de MES machins. J'ai tout fait toute seule (selon conseils).
A suivre...